C'est par la négative que je vous répondrais ; bien loin de mon caractère rêveur et utopiste (ou utopique j'avoue que je ne sais plus vraiment quel terme est le plus approprié...), c'était une idée beaucoup plus pragmatique qui rôdait dans mon crâne tel le va-et-vient incessant des vagues !
Un observateur n'aurait pas le moindre mal à discerner ce qui pouvait bien me trotter dans la tête.
Il n'y a nul besoin d'émettre de quelconque sons, de quelconque mots pour traduire le message qui transpire de cette photo.
Ne dit-on pas que le language du corps dans une conversation représente 70% du message véhiculé ?
Ces clavicules s'affichant avec une arrogante et funeste exhibition, ces épaules dépourvues de substance, ne vous parlent-elles pas ?
Ce fut comme un puissant coup de fouet qui me tombait dessus lorsque je fis cette image, étant à mille lieux de m'imaginer que mon corps serait à tel point la victime et le témoin de cette "guerre", car bien heureusement mon visage se tient loin de cette transcription ! Il peut porter un marsque jovial, et plein de vie lorsque je franchis le pas de la porte qui me propulse vers ce qu'on nomme "les autres".
Je pensais comme les soldats de 14-18 que l'horreur de ma guerre survenue en fin décembre, début janvier marquerait à tout jamais une impensable réciditive et que c'était ma DER des DER...
Mais c'était me foutre le doigt dans l'oeil ! L'Histoire aime vous prouver comme vous avez tort, et c'est à l'image de l'Histoire que la deuxième arriva insidieusement... Je prends conscience que celle de janvier n'était donc qu'un entraînement pour le grand jour, qu'un banal avant-goût, qu'une préparation !
Je connais mes capacités de soldats et reste persuadée en ma sortie triomphante de ce calvaire. Je n'en ressortirais que plus forte...
Et il le faut sans quoi la décision malgré moi de cette privation de "nourriture de l'âme" du fruit de mes entrailles serait vaine ! Leur faisant subir l'absence de la chaleur de mes bras, d'un baiser pour leur permettre de s'envoler dans les bras de Morphée ou d'une simple caresse, d'un simple regard, d'un simple sourire, ma seule bonne conscience (bien qu'elle ne l'ai pas réellement ; un être ne préfère -t-il pas l'amour et la douceur d'une étreinte que l'apport d'un frigide bout de papier?)est de leur donner les moyens financiers d'être un peu mieux sans cette présence maternelle qui leur fait et me fait défaut quitte à m'affamer...
Voilà deux semaines que cette photo a été prise, la bataille avait déjà commencée mes munitions déjà d'une minime quantité à la base s'épuisent de jour en jour. Mais je tiens bon, en vaillant guerrier que je suis.
L'achèvement du week end et le retour à l'instruction me redonne espoir et la force nécessaire pour inlassablement posé un pied devant l'autre, rattrapant toujours au bon moment le dééquilibre occasioné par ce qu'on nomme les prouesses de la "MARCHE" !
Cette dernière qui me ferait retrouvé un de mes anges, noble substitut de ma mère qui je le sais m'offrirait son sein nourricier m'acceptant comme l'un de ses enfants...
Pour mon plus grand déssespoir, mon ange n'était pas là !
L'espoir de le revoir le jour suivant me permit d'y aller jusqu'au jour où je me résouds submergée par la faiblesse et une vue troublée à ne plus m'y rendre.
Agonisant, dans ce chez moi où il me paraît n'être plus qu'un fantôme errant, une âme en peine droguée à l'eau sucrée faute de sachet de thé lipton; je ne m'autorise que de brèves et rares sorties (Overdosée de ce liquide glucosé) afin de ne pas gaspiller le peu d'ATP que mes cellules ont réussi à fabriquer !
Je tiendrais jusqu'à mardi, ainsi peut-être croiserais-je ma mère Belge...








